FAQ sur le café : origines, saveurs, caféine et conseils
Temps de lecture 22 min
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Le café, avant d’être une boisson, c’est d’abord un fruit. Oui, un fruit! Le café pousse sur un arbuste (le caféier) et se présente sous forme de petites « cerises » rouges (ou jaunes, selon la variété). À l’intérieur, on retrouve généralement deux graines : ce sont elles qu’on appelle les grains de café. Une fois récoltées, ces graines sont transformées, séchées, puis torréfiées… et c’est là que la magie commence : arômes, textures, intensité, tout se joue en grande partie à travers ces étapes.
Le café est aujourd’hui cultivé dans ce qu’on appelle « la ceinture du café », une zone autour de l’équateur où le climat est idéal : chaleur, humidité, altitude et saisons bien marquées. Chaque pays producteur (et même chaque région) influence le goût final. Un café peut être plus fruité et floral, plus chocolaté et noisetté, ou encore plus épicé et intense, simplement parce que le sol, l’altitude, la variété du caféier et les méthodes de traitement ne sont pas les mêmes. Fascinant non?
Contrairement à ce qu’on pense, le café n’a pas un seul « vrai » goût. Il peut être doux, acidulé, corsé, sucré, parfois même surprenant (notes de petits fruits, caramel, cacao, agrumes…).
Ce profil dépend principalement de trois choses :
La variété du caféier (les plus connues étant arabica et robusta)
Le traitement après la récolte (lavé, nature, honey, etc.)
La torréfaction (claire, médium, foncée), qui développe les arômes et influence l’amertume, le corps et l’intensité
C’est aussi pour ça que deux cafés « noirs » peuvent être complètement différents en bouche.
Rajoutez à ça le choix de votre machine, la qualité de votre eau, et le matériel de votre tasse!
Parce qu’il fait partie du quotidien, tout simplement. Pour certains, c’est un rituel réconfortant. Pour d’autres, un coup de pouce pour l’énergie et la concentration. Et souvent… c’est les deux à la fois. Le café rassemble : au bureau, à la maison, en terrasse, en voyage. Il a aussi cette capacité unique de s’adapter à tous les goûts : espresso serré, latte crémeux, filtre léger, café glacé, décaféiné, avec ou sans lait, sucré ou non.
Au fond, comprendre le café, c’est découvrir un produit vivant, qui voyage de la ferme à la tasse et qui raconte une histoire à chaque étape.
Si vous débutez, gardez ces idées en tête :
Le café n’est pas juste “fort” ou “pas fort” : il peut être intense sans être amer, et doux sans être fade.
L’amertume n’est pas un gage de qualité : elle peut venir d’une torréfaction très foncée… ou d’une extraction trop poussée.
La fraîcheur change tout : un café fraîchement torréfié et bien conservé offre beaucoup plus d’arômes.
Il n’y a pas une “meilleure” méthode : la meilleure, c’est celle que vous aimez et que vous reproduisez facilement.
Parce qu’avant d’être moulu, infusé et savouré, le café est un produit agricole, façonné par la nature. Et c’est précisément ce qui le rend si fascinant : chaque café est unique, parce qu’il est le reflet de son origine et du soin qu'on y apporte lors de sa culture.
Comme vu plus haut, le café ne pousse pas partout. Il a besoin d’un climat particulier : chaleur, humidité, pluies bien réparties et températures relativement stables. C’est pour ça que la majorité de la production mondiale se trouve dans ce qu’on appelle la ceinture du café, une zone située autour de l’équateur, entre les tropiques du Cancer et du Capricorne.
On y retrouve de grands pays producteurs comme :
l’Amérique centrale et du Sud (ex. Colombie, Brésil, Guatemala)
l’Afrique (ex. Éthiopie, Kenya, Rwanda)
l’Asie (ex. Indonésie, Vietnam)
Chaque région a ses particularités, et ça se goûte dans la tasse!
Le mot terroir revient souvent dans le monde du vin… et il s’applique aussi parfaitement au café. Le terroir, c’est l’ensemble des éléments qui influencent la plante : l’altitude, le type de sol, le climat, l’ensoleillement, l’humidité, les variétés cultivées, et même les pratiques agricoles locales.
Par exemple :
En altitude, les grains mûrissent généralement plus lentement, ce qui peut donner des cafés plus aromatiques et plus complexes.
Un sol volcanique peut apporter une belle richesse et une structure particulière.
Un climat plus humide ou plus sec influencera la façon dont la cerise se développe… et donc le goût final.
C’est une des raisons pour lesquelles deux cafés provenant de pays différents (ou même de deux régions voisines) peuvent offrir des profils complètement opposés : l’un très fruité et floral, l’autre plus chocolaté et rond.
Quand on parle d’origine, on ne parle pas seulement d’un nom sur un sac. On parle d’un parcours complet : la culture, la récolte, le traitement, le séchage, la torréfaction… puis l’extraction chez vous.
Et à chaque étape, le café peut être orienté vers un style différent. C’est ce qui fait qu’un même pays (ou une même ferme) peut produire plusieurs cafés aux goûts distincts.
Au final, comprendre l’origine du café, c’est comprendre pourquoi il n’existe pas « un » café, mais une multitude de cafés, chacun avec sa personnalité, son histoire, et ses nuances. Un vrai voyage du champ jusqu’à la tasse.
Quand on magasine un café, on tombe souvent sur des mots comme Arabica, Robusta, blend, single origin, ou encore des noms de variétés plus précises. Et ça peut vite sembler très technique. Mais en réalité, c’est une information super utile : ça donne déjà une bonne idée de ce que vous allez retrouver dans votre tasse.
L’ Arabica est l’espèce la plus populaire dans les cafés de spécialité. Il est généralement cultivé en altitude, dans des conditions plus délicates, ce qui explique souvent son prix plus élevé.
Au goût, on associe souvent l’Arabica à :
des arômes plus complexes (fruit, chocolat, fleurs, caramel, etc.)
une acidité plus marquée (dans le bon sens : vivante, brillante)
une amertume habituellement plus douce
une texture souvent plus raffinée, selon la torréfaction et la méthode
Bref, si vous aimez les cafés aromatiques, nuancés, parfois plus « élégants », l’Arabica est souvent un bon point de départ.
Le Robusta, lui, est une espèce plus résistante (d’où son nom). Il pousse plus facilement à plus basse altitude, et coûte souvent moins cher à produire.
Dans la tasse, le Robusta est reconnu pour :
une saveur plus intense, plus directe
plus de corps (texture plus lourde)
une amertume plus présente
et surtout, plus de caféine que l’Arabica
On le retrouve souvent dans certains mélanges espresso pour ajouter de la crema, de la puissance, ou un profil plus “bold”. Si vous cherchez un café très corsé, ou un espresso qui “réveille”, c’est une piste à considérer.
Le prix d’un café dépend de plusieurs facteurs, mais l’espèce joue un rôle important. Pour simplifier :
l’ Arabica demande souvent plus de soins, pousse plus lentement, et est plus sensible → donc il coûte généralement plus cher.
le Robusta est plus productif et plus résistant → souvent plus abordable.
Mais attention : un café plus cher n’est pas automatiquement “meilleur” pour vous. Tout dépend de vos goûts et de la façon dont vous le préparez.
Petite nuance utile :
Espèce : Arabica, Robusta (les grandes familles)
Variété : des “sous-types” à l’intérieur d’une espèce (ex. Bourbon, Typica, Caturra, Geisha… côté Arabica)
Certaines variétés sont reconnues pour une intensité particulière, une douceur, ou des notes aromatiques très distinctives. C’est un peu comme les cépages dans le vin : ça ne dit pas tout, mais ça donne des indices précieux.
Vous pouvez voir ça comme dans le monde du vin :
Espèce (café) = type de raisin (famille générale)
→ Arabica et Robusta, c’est un peu comme dire Vitis vinifera (la grande famille qui regroupe la majorité des cépages de vin) vs d’autres espèces de raisins moins courantes.
Variété (café) = cépage (le “sous-type” précis)
→ À l’intérieur de l’Arabica, vous avez des variétés comme Bourbon, Typica, Caturra, Geisha … un peu comme, à l’intérieur du vin, vous avez des cépages comme Pinot noir, Cabernet Sauvignon, Chardonnay, Riesling.
Et comme avec le vin, ça donne des indices sur le profil :
Geisha (café) est souvent reconnu pour un côté très aromatique et floral… un peu comme un Riesling très parfumé.
Bourbon peut être plus rond et sucré… un peu comme un Merlot plus souple.
Évidemment, le résultat final dépend aussi du terroir, du traitement et de la torréfaction (comme le vin dépend du terroir et de la vinification), mais retenez que espèce = grande famille, et variété = identité plus précise.
Maintenant que vous savez tout ça, la prochaine fois que vous regardez un sac de café, retenez ceci :
Arabica : souvent plus aromatique, plus fin, plus nuancé.
Robusta : souvent plus puissant, plus amer, plus caféiné.
Un mélange (blend) peut chercher l’équilibre (goût + crema + intensité).
Une origine unique (single origin) met souvent en valeur le terroir et les arômes.
Avec ces repères-là, vous pouvez déjà choisir un café qui colle mieux à vos préférences, et comprendre pourquoi deux sacs “semblables” n’ont pas le même prix ni le même goût.
La torréfaction, c’est l’étape qui transforme le café vert en café brun aromatique. Avant d’être torréfié, un grain de café sent très peu et n’a rien du parfum qu’on associe au café. C’est la chaleur qui déclenche les réactions qui développent les arômes, la couleur, et une bonne partie du caractère en tasse. Et c’est aussi pour ça que deux cafés peuvent être très différents, même s’ils viennent du même pays, ou parfois de la même ferme.
On parle souvent de trois grandes familles : la torréfaction claire, moyenne (ou médium) et foncée. Chacune met l’accent sur des aspects différents du café.
La torréfaction claire: Profil souvent plus vif, plus aromatique, avec des notes qui peuvent rappeler les fruits, les fleurs, les agrumes. On goûte davantage l’origine (le terroir) et les particularités du grain.
Idéal si vous aimez les cafés nuancés, ou les méthodes filtre.
La torréfaction moyenne: Le style « équilibré » : on garde une bonne partie des arômes d’origine, tout en ajoutant plus de rondeur et de sucre naturel (caramel, noix, chocolat).
Parfait si vous voulez un café polyvalent, bon en filtre comme en espresso.
La torréfaction foncée: Profil plus intense, plus corsé, avec des notes plus grillées, parfois cacao très noir, fumé, épices. Ici, on goûte davantage la torréfaction elle-même que l’origine.
Souvent apprécié pour ceux qui aiment un café « costaud » ou très réconfortant.
Un point important : un café plus foncé n’est pas forcément “plus fort” en caféine. La torréfaction influence beaucoup le goût (amertume, intensité, texture), mais la caféine dépend surtout de l’espèce (Arabica vs Robusta), de la recette et de la quantité utilisée.
Ce qu’on appelle “fort”, bien souvent, c’est plutôt :
plus amer
plus corsé
plus intense en bouche
Et ça peut venir d’une torréfaction foncée, mais aussi d’une extraction trop longue, ou d’une recette trop concentrée.
Parce que la torréfaction agit comme une « loupe ». Elle peut mettre en valeur les arômes naturels d’un café, ou au contraire les écraser si elle est trop poussée pour le style recherché. Résultat : deux cafés avec la même origine peuvent donner des tasses opposées si l’un est torréfié clair et l’autre foncé.
En comprenant ces niveaux, vous pouvez choisir plus facilement selon vos goûts :
Vous aimez les cafés fruités, légers, aromatiques? → allez vers le clair
Vous cherchez un café équilibré, rond, passe-partout? → le médium est votre ami
Vous aimez un café corsé, intense, très réconfortant? → explorez le foncé
Et surtout : il n’y a pas une « meilleure » torréfaction. Il y a celle qui correspond à votre palais, à votre méthode, et au moment où vous le buvez.
Quand on dit qu’un café est « bon », ça peut vouloir dire mille choses. Il peut être chocolaté, fruité, rond, léger, intense… et parfois on le sent, mais on ne sait pas trop comment l’expliquer. La bonne nouvelle? Vous n’avez pas besoin d’être expert pour reconnaître les grandes familles de goûts. Il suffit d’observer quelques repères simples.
Un café fruité ne contient pas d’arômes ajoutés. Ça vient surtout de :
l’origine et le terroir (sol, altitude, climat)
la variété (certaines sont naturellement plus aromatiques)
le traitement (un café “nature” ou “honey” peut accentuer les notes fruitées)
une torréfaction plus claire à médium, qui laisse plus de place aux arômes d’origine
Les notes fruitées peuvent rappeler les petits fruits, les agrumes, la pomme, la pêche, parfois même des touches de vin ou de confiture. Ce n’est pas sucré comme un jus, mais plutôt aromatique, un peu comme sentir un fruit mûr.
Quand un café est décrit comme doux ou rond, on parle souvent de :
une sensation sans agressivité pour le palais
un équilibre entre amertume et acidité
une texture plus veloutée
des notes caramel, chocolat au lait, noix, biscuit
Souvent, ce type de café vient d’une torréfaction médium, ou d’un profil pensé pour être facile à aimer au quotidien. On le retrouve beaucoup dans les mélanges dit "blend".
L’amertume fait partie du café, mais elle peut être plus ou moins marquée. Elle peut venir :
d’une torréfaction foncée (notes grillées plus présentes)
d’une extraction trop poussée (café infusé trop longtemps, mouture trop fine, eau trop chaude)
ou d’un café au profil naturellement plus intense
Un petit truc simple : si l’amertume reste longtemps en bouche et “assèche”, c’est souvent un signe que le café a été extrait un peu trop fort (ou trop longtemps), pas nécessairement que le café est “mauvais”.
Pour développer votre palais, oubliez les descriptions compliquées et commencez avec ces trois axes :
Acidité (ou vivacité) : ça donne une impression plus brillante, plus “éclatante”, qui est souvent associé au fruité.
Douceur : sensation ronde, agréable, un côté caramel/chocolat/noix.
Amertume : notes grillées, cacao très noir, parfois fumé; plus elle est forte, plus le café semble “intense”.
À ça, on peut ajouter deux sensations utiles :
Le corps (texture sur la langue) : léger comme un thé, ou plus épais et sirupeux
La longueur en bouche : est-ce que le goût disparaît vite ou reste longtemps?
La prochaine fois que vous buvez un café, essayez ceci :
Prenez une petite gorgée et laissez-la circuler en bouche 2-3 secondes.
Demandez-vous : c’est plutôt fruité, chocolaté/noisetté, ou grillé?
Notez juste un mot. Un seul. (Ça suffit!)
Refaites le test à une autre température : quand le café refroidit un peu, les arômes ressortent souvent davantage.
Plus vous le faites, plus votre vocabulaire devient naturel — et plus vous choisissez vos cafés avec confiance, parce que vous savez ce que vous aimez vraiment.
Chaque méthode de préparation influence le goût du café. Même avec le même sac, un espresso et un café filtre peuvent donner deux expériences complètement différentes.
L’espresso, c’est une extraction sous pression, sur un temps très court. Résultat : une petite quantité de café, mais très concentrée, avec beaucoup de texture (le fameux “corps”) et une intensité marquée.
Ce qu’on retrouve souvent en espresso :
une tasse plus riche et plus dense
des arômes qui ressortent autrement (chocolat, noix, caramel, épices… selon le café)
une extraction plus sensible : ça peut devenir amer ou trop acide si la recette n’est pas bien ajustée
Erreur fréquente : moudre trop fin ou extraire trop longtemps → ça tire l’amertume.
Consultez notre guide des moutures.
Le café filtre (pour-over type V60, Chemex, cafetière filtre classique, etc.) mise sur une extraction plus lente, avec l’eau qui traverse le café de façon plus douce. C’est souvent la méthode qui met le plus en valeur les notes aromatiques et le terroir.
En filtre, on remarque souvent :
une tasse plus légère et plus claire
plus de nuances (fruité, floral, notes délicates)
une grande importance de la régularité (mouture, dose, eau)
Erreur fréquente : eau trop chaude ou mouture trop fine → goût plus amer et “sec”.
La presse française donne un café avec beaucoup de corps, parce qu’il n’y a pas de filtre papier : les huiles naturelles restent davantage dans la tasse.
Ce que ça donne :
une tasse ronde et texturée
un profil souvent plus “confort”
parfois un peu de dépôt, c’est normal
Erreur fréquente : brasser trop fort ou laisser infuser trop longtemps → amertume et lourdeur.
La moka donne un café plus intense que le filtre, mais ce n’est pas un vrai espresso car la pression est différente. C’est une belle option pour un café corsé à la maison.
Erreur fréquente : chauffer trop fort → goût brûlé. Mieux vaut une chaleur douce et une extraction plus stable.
Le café infusé à froid est extrait lentement dans l’eau froide pendant plusieurs heures. Ça donne souvent une tasse :
très douce
moins amère
parfaite sur glace ou en version “latté”
Erreur fréquente : utiliser une mouture trop fine → texture boueuse et goût moins net.
Si vous voulez améliorer votre café sans changer de machine, commencez par ça :
La mouture (voir notre guide)
Trop fine = plus amer / trop extraite
Trop grosse = trop acide / trop faible
Le ratio café-eau
Trop de café = tasse trop lourde
Pas assez = tasse plate
Le temps d’extraction
Plus c’est long, plus ça extrait (jusqu’à l’amertume)
Trop court, ça manque de profondeur
Au final, la “meilleure” méthode, c’est celle qui correspond à vos goûts et à votre routine. L’important, c’est de comprendre que le café, c’est un équilibre : avec deux ou trois petits ajustements, on peut passer d’une tasse correcte à une tasse vraiment agréable, jour après jour.
La caféine, c’est l’ingrédient “actif” du café qui donne l’effet stimulant. Elle n’ajoute pas de l’énergie magique, mais elle aide surtout à réduire la sensation de fatigue en bloquant temporairement certains signaux de somnolence dans le cerveau.
Résultat : on se sent plus alerte, plus concentré… mais la sensibilité varie énormément d’une personne à l’autre.
C’est souvent là que les gens sont surpris : la caféine peut rester active plusieurs heures. Selon les sources et votre métabolisme, l’effet peut durer longtemps, et on recommande souvent d’éviter la caféine au moins 8 heures avant le coucher si le sommeil est fragile.
Bref : si vous dites “le café ne m’affecte pas”, mais que vous dormez moyen… ça vaut la peine de tester un café plus tôt dans la journée.
Avec le temps, le corps s’habitue. C’est normal de développer une tolérance : le café réveille moins, et on a tendance à en prendre davantage pour retrouver le même effet. À l’inverse, quand on coupe d’un coup, certaines personnes ressentent un petit “reset” : maux de tête, irritabilité, fatigue pendant quelques jours (rien d’anormal, juste le corps qui s’ajuste). Si vous voulez réduire, le plus confortable, c’est souvent d’y aller graduellement.
Au Canada, Santé Canada propose des limites quotidiennes maximales de caféine :
Adultes (18 ans et +) : jusqu’à 400 mg/jour
Grossesse / allaitement / planifier une grossesse : jusqu’à 300 mg/jour
Enfants et ados : 2,5 mg/kg de poids corporel / jour
Santé Canada indique qu’un café filtre de 8 oz (237 ml) peut tourner autour de 179 mg, un café infusé “brewed” autour de 135 mg (ça varie selon la recette et le format).
Plus concrètement, la limite de 400 mg/jour chez l’adulte correspond à environ 2¼ tasses de café filtre ou environ 3 tasses de café infusé. Pour les femmes enceintes, on parle d’environ 1⅔ tasse de café filtre ou un peu plus de 2 tasses de café infusé.
Et c’est là que ça aide de rappeler que la caféine n’est pas juste dans le café : une tasse de thé noir ou vert contient environ 30 à 50 mg, une cannette de cola environ 36 à 46 mg, et même le cacao en contient! Exemple le lait au chocolat ~ 8 mg par tasse, le chocolat sucré ~ 19 mg par 28 g. Donc, pour les enfants/ados, un jeune de 30 kg viserait ~ 75 mg/jour, soit ≈ 1 à 2 tasses de thé ou ≈ 2 cannettes de cola, et à 40 kg ~ 100 mg/jour, soit ≈ 2 à 3 cannettes de cola).
L’idée : tout s’additionne sur la journée, même si ce n’est pas du café.
Pas tout à fait — mais c’est très bas. Selon les moyennes de Santé Canada, un café décaféiné de 8 oz (237 ml) contient environ 3 mg de caféine.
Donc, pour beaucoup de gens, c’est une option super rassurante en après-midi ou en soirée si vous aimez le goût du café, mais pas l’effet stimulant.
La plupart du temps, la caféine n’est pas “un problème” : c’est surtout une question de dose et de moment. Si vous remarquez nervosité, palpitations, sommeil plus léger ou reflux, c’est souvent un signe que votre corps vous dit : “un peu moins” ou “un peu plus tôt”. Et si vous êtes enceinte, allaitante, ou si vous avez une condition médicale ou prenez des médicaments, c’est toujours correct d’en parler à un professionnel de la santé pour des conseils adaptés.
Sources:
Santé Canada — La caféine dans les aliments (repères de consommation quotidienne, tableaux de teneur en caféine, incluant le décaféiné).
Sleep Foundation — Caffeine and Sleep Problems (mécanisme via l’adénosine et recommandation d’éviter la caféine ~8 h avant le coucher).
Journal of Neuroscience (2011) — Arousal effect of caffeine depends on adenosine A2A receptors… (caféine comme antagoniste des récepteurs de l’adénosine; lien avec l’éveil).
Parce que derrière une simple tasse, il y a une chaîne complète : culture, transport, transformation, emballage… et même la façon dont on prépare son café à la maison. L’idée n’est pas de viser la perfection, mais de comprendre les options qui existent pour faire des choix plus conscients.
Le café est une culture sensible au climat et souvent cultivée dans des régions riches en biodiversité. Les enjeux les plus fréquents tournent autour de :
la déforestation, quand on remplace des milieux naturels par des cultures intensives,
l’usage de pesticides et d’engrais selon les pratiques agricoles,
la gestion de l’eau, certaines méthodes de traitement en utilisent davantage,
et l’empreinte liée au transport et à l’ emballage.
La bonne nouvelle : il existe beaucoup d’initiatives et de pratiques pour réduire ces impacts.
Les certifications servent de repères : elles indiquent qu’un café respecte certains critères environnementaux, sociaux, ou les deux. Elles peuvent être utiles, mais elles ne disent pas tout, et elles ne se valent pas toutes selon ce que vous cherchez.
Quelques points simples à retenir :
Certaines certifications mettent l’accent sur des pratiques agricoles (réduction de certains produits, protection des sols, etc.).
D’autres mettent davantage l’accent sur les conditions de travail et la rémunération.
Un café peut être “durable” sans certification, si le torréfacteur est très transparent sur ses achats et ses partenaires (traçabilité, projets à la ferme, etc.).
En pratique, regardez surtout d’où vient le café, si la provenance est précise (région/coop/ferme), et si la marque explique comment elle travaille avec les producteurs.
Un café bio (comprendre biologique) est généralement associé à une culture qui évite certains intrants chimiques de synthèse. C’est un bon indicateur environnemental, mais ce n’est pas automatiquement un indicateur “social”. Bio ne veut pas forcément dire commerce équitable, et vice versa. Le meilleur scénario, c’est quand on combine :
des pratiques agricoles responsables,
une bonne traçabilité,
et une approche éthique sur le plan humain.
Sans changer vos habitudes du jour au lendemain, voici des actions simples qui ont un impact concret :
Privilégier le café en grains (moins de transformation, souvent plus de fraîcheur, et on peut mieux doser).
Réduire les déchets : filtre réutilisable ou filtre papier compostable, contenants recyclables, formats plus grands si ça correspond à votre consommation.
Capsules : si vous en utilisez, vérifiez les programmes de récupération/compostage réellement disponibles chez vous, sinon ça devient vite beaucoup de déchets.
Composter le marc de café ou l’utiliser au jardin/au compost.
Éviter le gaspillage : mesurer la bonne quantité, garder le café bien conservé (moins de “café jeté parce qu’il goûte plus bon”).
S’informer sur la transparence : un torréfacteur qui parle clairement de ses origines, de ses partenaires et de ses pratiques d’achat est souvent un bon signe.
Faire un choix responsable, ce n’est pas trouver “le café sans impact” (spoiler alert: ça n’existe pas). C’est plutôt d’avancer vers un café :
plus transparent,
plus respectueux des écosystèmes,
et plus juste pour les gens qui le produisent.
Au final, chaque petit geste compte… et une tasse choisie consciemment, c’est une façon simple de soutenir un café plus durable, ici et maintenant.
Parce qu’un bon café, ce n’est pas juste une question de variété ou de torréfaction : la fraîcheur joue un rôle énorme sur le goût. Un café peut être excellent sur papier, mais décevant dans la tasse s’il est trop vieux ou mal conservé. Ici, on vous donne des repères simples pour en profiter au maximum, à la maison.
Après la torréfaction, le café commence doucement à perdre ses arômes. C’est normal : il est vivant, il libère des gaz (on appelle ça le dégazage, d'oû la valve sur les sacs de café), et les composés aromatiques s’oxydent avec le temps.
Résultat : plus le café vieillit, plus il peut devenir :
plus plat, moins aromatique
plus terne, moins de nuances
parfois plus amer ou “poussiéreux” en fin de bouche
C’est pour ça qu’un café fraîchement torréfié peut sembler plus rond, plus sucré et plus “clair” au goût, même sans changer de machine.
Voici quelques repères faciles au moment de l’achat :
Cherchez une date de torréfaction (et non juste une date “meilleur avant”).
La date de torréfaction est le vrai indicateur de fraîcheur.
Choisissez selon votre méthode :
filtre = souvent clair à médium, espresso = souvent médium à foncé (c'est un conseil, mais pas une obligation).
Commencez par vos goûts :
vous aimez chocolat/noix? allez vers des profils plus “ronds”.
vous aimez fruité/vif? explorez des cafés plus clairs et des origines spécifiques.
Achetez la bonne quantité :
mieux vaut acheter un peu moins, plus souvent, que de garder un gros sac trop longtemps. et pour ça nos abonnements sont parfaits!
L’ennemi du café, c’est surtout l’air, la chaleur, la lumière et l’humidité. L’objectif : le protéger de tout ça.
À faire :
Gardez le café dans un contenant hermétique opaque pour le préserver de la lumière.
Conservez-le dans un endroit frais et sec, loin de la chaleur du four, du soleil et d'autres variations de température.
Refermez bien le sac (ou utilisez une pince) si vous gardez l’emballage d’origine. L'idéal sera toujours un contenant hermétique.
À éviter :
Laisser le sac ouvert sur le comptoir.
Le mettre près de la cuisinière ou d’une fenêtre.
Le conserver dans un contenant transparent exposé à la lumière.
Pour l’usage de tous les jours, évitez le frigo : le café est très “absorbeur” (humidité et odeurs), et les variations de température peuvent nuire aux arômes. Le congélateur, lui, n’est pas une solution “magique” non plus : si on ouvre le sac souvent, on augmente les risques de condensation et de goût parasite. Par contre, pour du stockage plus long, plusieurs experts et des travaux en sciences alimentaires suggèrent que le gel peut ralentir le vieillissement aromatique, à condition de portionner et de sceller hermétiquement (idéalement en petites portions), puis de laisser revenir à température pièce avant d’ouvrir pour éviter la condensation.
Le café moulu perd ses arômes beaucoup plus rapidement que le café en grains, parce qu’il est plus exposé à l’air. Si vous voulez maximiser la fraîcheur :
privilégiez le café en grains
et moulez au fur et à mesure. S'équipez d'un moulin à café est la meilleure option pour ça.
En résumé : un café bien choisi et bien conservé, c’est la façon la plus simple d’améliorer votre tasse sans rien changer d’autre. La fraîcheur, c’est souvent le détail qui fait passer un café “correct” à un café vraiment satisfaisant, jour après jour.
N'hésitez pas à nous contacter, par téléphone au (514) 354-1472 ou par courriel à info@macafeine.ca.
Notre équipe se fera un plaisir de vous aider.
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